Dans Zombie Panic! Source, des survivants humains affrontent des zombies contrôlés par d’autres joueurs au cours de parties en ligne. Vous pouvez coopérer avec vos amis dans l’un ou l’autre camp, mais le jeu reste du joueur contre joueur : il n’existe pas de campagne de groupe classique contre des zombies contrôlés par l’ordinateur, et les bots intégrés servent aux tests. Les serveurs sont conçus pour des parties allant jusqu’à 24 personnes, même si certains serveurs communautaires portent cette limite à 32. Si votre groupe cherche un petit salon privé coopératif rempli par une IA fiable, le jeu convient mal. En revanche, si vous aimez les parties d’équipe un peu brutes où vos amis peuvent devenir vos adversaires au fil de la manche, les règles d’infection rendent chaque tentative de survie imprévisible.
Une épidémie, deux équipes
Une manche commence dans un salon où chacun peut rejoindre les survivants, les zombies ou les spectateurs. Selon la carte et les paramètres du serveur, le jeu désigne un ou plusieurs zombies de départ, parfois un Carrier plus puissant. Les survivants fouillent le niveau pour trouver de l’équipement tandis que les morts-vivants les traquent. Le Carrier peut infecter les humains ; quand un survivant meurt ou se transforme, il passe dans le camp des zombies. Peu à peu, l’équipe qui tente de s’échapper perd des membres au profit de celle qui la poursuit.
Ce changement de camp est au cœur du jeu. Un ami qui tombe dans un couloir peut réapparaître un instant plus tard dans la horde, désormais à vos trousses. L’infection ajoute une part d’incertitude au chat vocal : les survivants ne savent pas toujours si quelqu’un est encore de leur côté, tandis que le Carrier peut transmettre des informations aux autres zombies. Un combat peut donc modifier les forces en présence à mesure qu’il se déroule. Les survivants commencent parfois avec plus de joueurs et d’armes, mais les zombies peuvent retourner cet avantage contre eux.
Les deux camps ont des objectifs différents plutôt que des classes ou des améliorations durables. Les survivants transportent des armes à feu, des explosifs, des armes de mêlée improvisées, des munitions et des objets propres à la carte. Les zombies réduisent la distance avec leurs griffes, une meilleure vision dans l’obscurité et de brèves accélérations ; le Carrier peut infecter les survivants et les repérer. En Survival et en Hardcore, les zombies ordinaires ne peuvent revenir qu’un nombre limité de fois. Sur les cartes Objective, ils réapparaissent sans limite afin de maintenir la pression sur les humains. Le Carrier est plus résistant qu’un zombie ordinaire, mais c’est aussi le seul à pouvoir propager l’infection.
Fouiller, partager et tenir une pièce
Les survivants commencent avec un équipement modeste et trouvent la plupart des provisions utiles dans le niveau. La carte détermine ce qui apparaît et le matériel peut être aléatoire d’une manche à l’autre. Une pièce familière peut donc contenir d’autres munitions ou une autre arme lors de votre prochaine partie. Votre inventaire est limité, et porter des armes ou des munitions supplémentaires vous ralentit. Chaque objet a un coût : davantage de puissance de feu peut aider pendant un combat, mais aussi vous empêcher de semer un zombie. Vous pouvez déposer des armes et des munitions pour vos amis ; une boîte de cartouches supplémentaire vaut davantage lorsqu’elle arrive entre les mains d’un coéquipier qui peut l’utiliser.
Les pièces ordinaires deviennent des positions à défendre. Vous pouvez rengainer votre arme et pousser des meubles mobiles devant une porte — tables, étagères ou autres objets — pour bloquer le passage aux zombies. Certaines cartes permettent aussi de condamner des ouvertures avec un marteau et des planches. Ces barricades font gagner du temps sans garantir la sécurité : les zombies peuvent les détruire, et un objet mal placé peut gêner votre équipe elle aussi. Si une voie s’ouvre soudainement, vous devrez peut-être abandonner votre position et courir.
La capacité de panique sert à s’échapper au dernier moment. Elle vous donne une brève accélération, mais vous fait lâcher la majeure partie de ce que vous transportez : vous échangez donc vos provisions contre de la distance. C’est important, car la vitesse et l’endurance d’un survivant dépendent de sa charge et du temps passé à courir. Grâce à sa vision, un zombie peut repérer les signes d’épuisement. Les survivants peuvent allumer une lampe torche. Une poursuite peut basculer à cause d’un sac lourd, d’un chargeur vide ou d’une porte qui ne reste pas barricadée.
Les armes sont variées, mais assez rares pour rendre les affrontements rapprochés risqués. Selon la carte, vous trouverez des pistolets, des fusils à pompe, des mitraillettes, des fusils, des explosifs et des armes de mêlée improvisées. Tirer peut arrêter ou ralentir un zombie qui approche, mais révèle votre position et consomme des munitions dont vous pourriez avoir besoin plus tard. Les armes de mêlée économisent les balles, mais vous obligent à laisser les morts-vivants s’approcher. Il n’y a pas d’équipement permanent à débloquer entre les manches : votre arsenal dépend de la carte en cours et des réglages du serveur.
Les cartes déterminent l’objectif
La carte définit lequel des trois modes officiels est en cours. Dans Survival, les survivants doivent tenir jusqu’à la fin du compte à rebours ou épuiser le nombre de vies partagé des zombies, tandis que ceux-ci cherchent à éliminer les humains. C’est le mode qui met le plus l’accent sur la recherche de provisions, le choix d’un endroit défendable et la horde grandissante qui finit par le mettre à l’épreuve.
Les cartes Objective font avancer les survivants à travers plusieurs tâches. Un niveau peut vous demander de trouver des clés, de rétablir le courant ou de pirater un point d’accès ; un autre peut vous envoyer chercher de l’essence ou un émetteur radio, transporter des provisions et atteindre une sortie. Certains objets sont assez encombrants pour nécessiter les deux mains : vous ne pouvez pas tirer tant que vous ne les avez pas posés. Dans ce mode, les zombies réapparaissent sans limite ; les survivants gagnent en accomplissant tous les objectifs. Les détails varient d’un niveau à l’autre, ce qui donne une forme différente aux mêmes règles d’équipe selon la manche.
Hardcore se joue avec un compte à rebours et un rapport de force plus défavorable. Les zombies résistent davantage aux dégâts et plusieurs Carriers peuvent être présents dès le début ; la mort d’un survivant peut prolonger le temps restant. Cette pression accrue rend les pièces sûres et les voies de sortie plus importantes, tandis que le risque d’infection renforcé rend chaque coup plus dangereux. Certains serveurs communautaires peuvent aussi proposer des versions modifiées avec leurs propres règles et extensions. Le Steam Workshop contient des cartes et d’autres créations, mais ce que vous y trouverez dépend du serveur choisi ; certains modifient fortement les modes d’origine.
L’équipe adverse fait partie de l’horreur
Les zombies ne suivent pas un script prévisible. Les joueurs décident quand charger, se disperser ou s’acharner sur un survivant affaibli, et le Carrier peut aider son équipe à les localiser. À mesure que les survivants se transforment, la pression augmente sans calendrier de vagues prédéfini. C’est cette opposition humaine qui donne à une même carte un déroulement différent d’une manche à l’autre. Un groupe de survivants peut tenir une ligne plusieurs minutes puis se disloquer après une seule infection ; à l’inverse, une petite équipe de zombies qui gaspille ses vies limitées peut laisser le champ libre aux humains pour terminer la partie.
Votre expérience dépend également du camp qui vous est attribué. Les survivants disposent de davantage d’équipement et d’objectifs, tandis que les zombies ont un arsenal plus restreint, axé sur le mouvement, les attaques au corps à corps et la coordination. Le Carrier peut infecter et marquer un survivant pour son équipe. Son rugissement peut faire apparaître les zombies plus près de lui, selon les points d’apparition disponibles, et révèle sa silhouette jaune à tous les zombies. Un ancien survivant connaît peut-être encore le trajet emprunté par le groupe après sa transformation ; le camp adverse peut alors parfois tirer parti de ses propres pertes. Il n’y a ni arbre de déblocage, ni rôle persistant par personnage, ni chapitres de campagne à poursuivre : les manches, les cartes et les autres joueurs renouvellent les situations.
L’ambiance mêle horreur de survie et aspérités physiques d’un ancien jeu Source. Beaucoup de cartes montrent des rues sombres et des bâtiments vides, où une recherche tranquille peut soudain tourner à l’affrontement rapproché. Une barricade qui glisse ou un objet lourd qui renverse quelqu’un peut donner au jeu un côté burlesque. La violence et le gore sont fréquents, avec des effets sanglants et des attaques à courte portée. La présentation simple des personnages et les graphismes datés en font aussi partie : c’est un classique bâti par sa communauté, pas une campagne cinématographique moderne.
Ce qu’il faut à votre groupe
Zombie Panic! Source est gratuit et se joue en ligne sur des serveurs communautaires. Vous pouvez rejoindre le même serveur public que vos amis ou héberger un serveur dédié pour choisir les cartes et les paramètres. Le jeu est conçu pour accueillir jusqu’à 24 personnes ; certains serveurs communautaires portent cette limite à 32. Ces places sont partagées entre les deux équipes humaines : ce n’est pas un groupe coop de 24 personnes face à l’IA. Comme il s’agit de PvP en équipes sur serveur, votre groupe peut rejoindre une partie communautaire avec d’autres joueurs ou réunir assez de monde pour les deux équipes humaines.
Il n’y a pas d’adversaires IA officiels fiables pour remplir les places vides. Les bots intégrés servent aux tests, pas à jouer comme coéquipiers. Quelques serveurs communautaires ajoutent leurs propres bots, mais leur présence et leur comportement dépendent de leur configuration. Il fonctionne sous Windows et Linux, mais pas sous macOS. La prise en charge des manettes est limitée ; prévoyez plutôt un clavier et une souris.
Les serveurs communautaires peuvent avoir leurs propres cartes, plugins, règles et limites de joueurs ; votre groupe jouera donc avec les réglages du serveur choisi. Si vous avez assez d’amis pour lancer une manche ensemble, les équipes qui changent et les défenses improvisées donnent un jeu compact de zombies contre survivants où les plans peuvent vite dérailler. Si vous avez besoin de bots ou d’une campagne PvE autonome, cherchez ailleurs.