Une stratégie tempête en voxels
9-Bit Armies: A Bit Too Far reprend la formule des classiques RTS de Petroglyph et la pousse un cran plus loin. Vous commandez une armée moderne, posez votre base, débloquez vos unités et lancez l'offensive sur terre, en mer et dans les airs. Les combats se déroulent en vue isométrique haut-perchée, avec un rendu coloré et un ton assumé : on y voit des sous-marins furtifs, des cuirassés qui pilonnent la côte, des soldats déposés par voie aérienne et des superarmes dont le nom suffit à faire comprendre le niveau de dégâts. Les ponts deviennent un vrai levier tactique, puisqu'ils permettent d'atteindre une île ou bien de couper l'accès à l'infanterie ennemie selon ce qu'on décide de détruire ou de reconstruire.
La campagne « The Sentinels » vous mène contre les Overlords dans une lutte pour la liberté, et il y a une menace inconnue à venir d'au-delà. Au-delà du scénario, le jeu propose plus d'une vingtaine de missions, des combats en ligne et des parties rapides. Les cartes sont désormais quatre fois plus étendues que dans le premier opus, avec des structures méga dévastatrices, de nouvelles superarmes et un QG mobile qui permet de déployer sa présence plus loin sur la carte.
Jouer à plusieurs, en ligne
La co-op se joue à deux contre plusieurs types d'ennemis : c'est utile quand une mission résiste, notamment pour les missions secondaires qui rapportent des bonus. Vous pouvez aussi affronter d'autres joueurs dans des escarmouches qui accueillent jusqu'à 8 armées, sur des cartes assez vastes pour que chacun trouve son espace. La campagne se traverse en coopération, et les équipes peuvent se répartir les rôles au fil de l'économie et de la construction de base.
En plus des modes classiques, il y a le mode Survival : vous tenez une base contre des vagues d'ennemis, et chaque vague survécue débloque un palier de difficulté supplémentaire. Le mode Challenge renouvelle son épreuve quotidienne contre l'IA, avec un score à battre. La Steam Workshop est intégrée : cartes, missions et modifs sont téléchargeables, et vous pouvez uploader les vôtres, que ce soit le équilibrage, les objectifs ou les mécaniques de jeu, pour les partager avec vos amis comme avec vos adversaires.
Avant de démarrer
L'IA a été réécrite entièrement et son niveau est relevé, donc comptez une vraie opposition dès les premières parties. Le système de vétérans récompense l'effort : construire et détruire vous fait gagner des points qui élèvent votre armée. Les missions secondaires rapportent des bonus supplémentaires, ce qui explique qu'on y revienne plus tard plutôt que de s'en contenter en premier passage.
La courbe d'apprentissage reste douce : les unités et les structures modernes sont faciles à comprendre, sans expérience préalable obligatoire. Les joueurs expérimentés, eux, pourront creuser l'économie rapide et les compétences des unités. Prévoyez de la place, les cartes étant largement agrandies, et gardez en tête que le jeu tourne autour de trois terrains — terrestre, naval et aérien —, donc une base qui néglige un de ces trois axes se retrouve vite débordée.
Petroglyph, derrière Star Wars: Empire at War, Universe at War, Grey Goo et la collection Command & Conquer remasterisée, joue ici à fond la carte de la nostalgie assumée et du gros spectacle en pixels.