Hammerwatch est un jeu d’action-fantasy en vue de dessus où vous tentez de sortir d’un château envahi par les monstres en progressant vers ses étages supérieurs. Dans la campagne principale de Castle Hammerwatch, vous traversez avec jusqu’à trois amis quatre environnements composés de couloirs étroits, de grandes salles, de pièges, de pièces cachées et d’énigmes. Vous pouvez jouer en ligne, sur un réseau local ou tous ensemble sur un même ordinateur en coop à écran partagé. Le but est simple : traverser chaque étage, trouver comment ouvrir la route suivante et garder votre équipe en vie assez longtemps pour atteindre les boss et continuer l’ascension.
Un groupe à distance peut réunir jusqu’à quatre joueurs ; le coop local permet également d’en accueillir quatre sur la même machine. Le jeu prend en charge les manettes sur écran partagé, et les commandes PC proposent aussi le clavier-souris et la visée twin-stick. Une panne du matchmaking en ligne a été signalée comme résolue en mai 2026 ; les parties en LAN et en local sont des options distinctes si un lobby en ligne est indisponible. Steam Remote Play Together permet aussi de partager une session locale à distance, mais la configuration dépend des manettes que vous utilisez.
Un château aux multiples chemins
Castle Hammerwatch forme un donjon continu, et non une suite d’arènes séparées. Vous passez de grandes salles remplies d’ennemis à des couloirs où une horde peut vous encercler, puis à des pièces annexes et à des escaliers qui relient différentes parties d’un étage. Une porte peut mener vers le prochain objectif, tandis qu’un autre itinéraire vous ramène dans une pièce déjà traversée. La vue de dessus rend le plan facile à lire d’un coup d’œil, mais les murs, les angles et les ennemis peuvent masquer un danger jusqu’à ce que votre personnage s’en approche.
Les quatre environnements changent l’apparence de l’ascension, des pierres éclairées par des torches à des passages plus ouverts et d’autres palettes de couleurs. Les sprites en pixel art restent distincts même quand l’écran se remplit d’ennemis et de projectiles. Une salle tranquille peut cacher des pièces ou un marchand ; une autre peut envoyer plusieurs vagues de créatures vers le groupe à la fois. Certains étages ajoutent des pièges et des dangers mobiles entre les combats. Explorer ne consiste donc pas seulement à courir vers le plus grand groupe de monstres : vous examinez des passages secondaires, cherchez l’interrupteur qui modifie le plan et repérez un itinéraire plus sûr à travers une salle bondée.
Des secrets se cachent derrière de faux murs et d’autres éléments du décor qui ne ressemblent pas à des portes ordinaires. Ils peuvent abriter des trésors ou des objets à collectionner, faciles à manquer si un combat capte votre attention. Les énigmes et les interrupteurs interrompent le rythme des affrontements. Il faudra peut-être trouver une clé ou activer un mécanisme ailleurs avant de pouvoir ouvrir un passage scellé. Même lorsque l’itinéraire fait un détour, l’objectif général reste clair : traversez le château, ouvrez la route suivante et affrontez le gardien à la fin d’un acte.
L’histoire reste volontairement sommaire. Un pont effondré laisse vos héros dans le château, avec peu d’espoir de revenir facilement sur leurs pas. Hammerwatch privilégie le mouvement, les ennemis, l’exploration et le prochain obstacle aux longues scènes ou aux dialogues. La campagne se reprend donc facilement après une pause, mais il y a peu de contexte narratif entre les salles. Le sentiment d’avancer vient surtout de l’arrivée dans une nouvelle zone, de la découverte d’un raccourci ou d’un secret et de l’obtention d’une amélioration.
Six classes donnent une autre forme aux combats
Au début d’une campagne, chaque joueur choisit une classe parmi six, chacune avec ses propres attaques et compétences. Leurs différences sont concrètes : certaines privilégient le corps à corps, d’autres atteignent le fond d’une salle avec des projectiles ou des sorts, et les capacités spéciales peuvent réduire une foule ou aider l’équipe à tenir bon. Les archétypes de fantasy se reconnaissent facilement à l’écran. Le Paladin peut charger à travers les ennemis et manier un bouclier ; les tirs perforants et les bombes du Ranger menacent plusieurs adversaires alignés ou regroupés. Les classes lanceuses de sorts ajoutent des effets comme des gerbes de feu ou des attaques de zone. La mise à jour 1.4 a ajouté le Sorcerer et la visée twin-stick, élargissant les choix de classe et de contrôle sur PC.
Tout le monde combat les mêmes vagues, mais les portées et les compétences spéciales différentes apportent de la variété sans transformer le jeu en système de rôles compliqué. Les ennemis arrivent de plusieurs directions, tirent des projectiles ou vous poussent dans des passages étroits. Une attaque qui traverse plusieurs cibles peut éclaircir un groupe tandis qu’un héros au corps à corps reste à proximité ; une attaque de zone peut ouvrir un espace lorsque des monstres entourent le groupe. Le choix de classe change surtout la façon dont chacun aborde les mêmes salles et les mêmes boss.
En combat, le déplacement compte autant que le choix de l’attaque. Vous contournez les ennemis, visez et continuez à tirer tout en surveillant les projectiles et les dangers. La configuration twin-stick permet de viser indépendamment de la direction du déplacement, et le clavier-souris offre une autre façon d’orienter les attaques. Une salle peut vite se remplir : éviter un groupe risque de vous faire passer dans la trajectoire d’un autre. Les boss imposent un autre rythme, avec des attaques et des schémas qu’il faut lire au lieu de simplement éliminer une nouvelle vague. La difficulté peut fortement grimper entre les salles ordinaires et certains boss, surtout lorsque votre classe a moins d’options contre une menace particulière.
Les pièces et les vies comptent
Les pièces ramassées en chemin donnent envie de fouiller les salles avant de continuer. Les marchands vendent des améliorations et des objets utiles, comme davantage de santé ou de mana, des attaques plus puissantes ou des moyens d’obtenir temporairement un bonus en enchaînant les éliminations. La progression reste compacte : vous améliorez le héros choisi plutôt que de gérer un grand inventaire ou une longue liste d’équipement. De nouvelles compétences et améliorations renforcent progressivement des attaques familières, tandis que la classe continue de définir votre approche de chaque salle.
Les trésors ont aussi un effet sur le groupe. L’or trouvé dans les salles est réparti entre les joueurs, tandis que les vies sont partagées. Les dépenses et la survie concernent donc plus d’un héros. Les modificateurs de difficulté peuvent aussi changer la gestion des ressources : vous pouvez partager le mana, supprimer les soins au sol ou limiter le nombre de vies supplémentaires. Ces réglages permettent de modifier la difficulté de la même campagne sans introduire un système de progression complètement différent. Vous pouvez conserver les règles standard ou ajouter des contraintes qui rendent les erreurs plus coûteuses.
Certains des moments de coop les plus mémorables naissent de ces ressources limitées lorsque l’écran se remplit. Un joueur pris au milieu des ennemis peut consommer une vie qui aurait été utile au groupe plus tard. Des pièces abandonnées peuvent représenter une amélioration de moins chez le prochain marchand. Quand un combat devient chaotique, une capacité spéciale peut dégager un espace pour qu’un coéquipier s’éloigne ou retrouve le groupe. Ces situations ne dépendent pas de configurations de personnage complexes : elles naissent du rapport simple entre santé, attaques, trésors et nombre de monstres dans la salle.
Hammerwatch est moins indulgent que son apparence claire et compacte pourrait le laisser penser. Plusieurs ennemis peuvent rendre un couloir difficile à traverser, et les pièges punissent ceux qui surveillent les combats plutôt que le sol. Les boss changent le rythme et relèvent le défi, mais les vagues régulières peuvent devenir répétitives, la progression sembler lente et certains pièges paraître injustes. La campagne peut durer un moment, tandis que l’histoire et les systèmes de combat restent assez simples. Si votre groupe cherche des quêtes développées, de nombreuses scènes narratives ou une chasse à l’équipement approfondie, le château en propose peu. Son intérêt réside dans une action arcade directe et une série claire de salles à surmonter ensemble.
Une campagne qui invite à recommencer
La campagne principale emmène le groupe à travers des niveaux conçus à la main, où les secrets et les itinéraires secondaires récompensent l’exploration au-delà du couloir principal. Les niveaux de difficulté et les modificateurs peuvent changer la pression lors d’une prochaine partie ; essayer une autre classe modifie la portée, le rythme et les capacités spéciales du groupe. La rejouabilité vient d’une structure familière avec d’autres héros et d’autres règles, et non d’un donjon généré aléatoirement à chaque tentative.
Hammerwatch propose aussi un mode de défense par vagues et un éditeur de niveaux. Dans ce mode, l’objectif n’est plus de gravir les étages du château, mais de survivre à des vagues successives dans une zone limitée. L’éditeur et le Steam Workshop ajoutent des niveaux conçus par la communauté, ce qui permet à un groupe habitué de découvrir d’autres cartes une fois la route principale devenue familière. Ces ajouts proposent des sessions plus courtes ou moins linéaires, sans remplacer le rythme de base de la campagne : exploration, combats, secrets, marchands et boss.
Hammerwatch est le plus lisible en groupe lorsque plusieurs amis partagent le même écran ou rejoignent la même session en ligne ou sur LAN pour traverser ensemble le donjon. Jusqu’à quatre héros peuvent former un groupe ; en local sur un ordinateur, ils partagent le même cadre de jeu. Les commandes reposent sur des déplacements et des attaques répétés, avec des options de manette ou de clavier-souris. La prise en charge des manettes est partielle : si votre groupe tient à un modèle précis, vérifiez sa compatibilité. Remote Play Together permet à des amis de rejoindre à distance une session locale ; le coop en ligne natif et le LAN sont des modes distincts.
La présentation compacte en pixel art laisse les salles, les dangers, les monstres et les effets d’attaque lisibles lorsque l’action s’intensifie. Les personnages échangent peu de plaisanteries et le récit dramatique n’interrompt pas souvent le rythme ; le cycle régulier entre attaquer, ramasser des pièces et chercher le prochain passage peut finir par lasser certains joueurs. Les secrets, les attaques propres à chaque classe, les améliorations, les boss et les réglages de difficulté donnent toutefois au groupe des raisons concrètes de poursuivre sa route dans le même château. Hammerwatch conviendra à des amis qui cherchent un donjon à parcourir ensemble, en écran partagé ou en ligne, avec des commandes simples, beaucoup d’ennemis et une campagne où chaque salle vous rapproche de la sortie.